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Le nouveau Nutri-Score entre en vigueur : ce qui change dans l'étiquette nutritionnelle des Français

health2026-08-17 · 3 min read · 1 reads

La France a validé une version plus stricte du Nutri-Score, qui valorise les protéines végétales et les fibres tout en pénalisant davantage le sucre et les graisses saturées. Entre 30 et 40 % des produits vont voir leur note évoluer.

Le Nutri-Score, cette étiquette colorée que l'on retrouve sur de nombreux emballages alimentaires, fait peau neuve. La France a en effet validé une nouvelle version de ce logo, plus exigeante que la précédente. L'objectif reste le même, à savoir aider les consommateurs à faire des choix plus sains d'un simple coup d'oeil. Mais les règles de calcul ont été revues pour mieux coller aux recommandations de santé publique.

Pour rappel, le Nutri-Score classe les produits selon une échelle allant de la lettre A à la lettre E, associée à un dégradé de couleurs du vert au rouge. Un produit noté A en vert est de meilleure qualité nutritionnelle qu'un produit noté E en rouge. Ce repère visuel, apposé à l'avant des emballages, se veut simple et immédiatement compréhensible. Il concerne aussi bien les plats préparés que les boissons ou les céréales.

Le cadre officiel de cette réforme est désormais posé. L'arrêté validant le nouveau Nutri-Score a été signé le 16 mars 2025, ouvrant la voie à son déploiement. Les entreprises disposent d'un délai de deux ans pour appliquer ce nouveau calcul sur leurs emballages. Cette période de transition doit permettre aux marques d'adapter progressivement leurs produits et leur communication.

Ce qui change

Le Nutri-Score classe les aliments de A à E, du vert au rouge, pour offrir un repère visuel simple au moment des courses.
Le Nutri-Score classe les aliments de A à E, du vert au rouge, pour offrir un repère visuel simple au moment des courses.

Le fondement du calcul reste globalement le même, mais plusieurs paramètres ont été ajustés. La nouvelle version valorise davantage les aliments riches en protéines végétales et en fibres, jugés bénéfiques pour la santé. À l'inverse, elle pénalise plus sévèrement les produits contenant du sucre et des graisses saturées. Le logo devient ainsi plus fidèle aux grandes recommandations nutritionnelles actuelles.

De nouveaux éléments entrent également dans l'équation. Le calcul prend désormais mieux en compte la viande rouge ainsi que la présence d'édulcorants dans les boissons. Les aliments trop sucrés ou trop salés sont notés plus durement qu'auparavant. Ces ajustements visent à mieux distinguer les produits réellement favorables à la santé de ceux qui le sont moins.

Concrètement, ces changements auront un impact visible en rayon. Selon les estimations, entre 30 et 40 % des produits vont voir leur note évoluer avec la nouvelle version. Certains aliments verront leur score s'améliorer, tandis que d'autres seront rétrogradés vers des lettres moins favorables. Pour le consommateur, cela signifie que des repères jusque-là familiers pourraient changer.

Avec la nouvelle version du Nutri-Score, entre 30 et 40 % des produits vont voir leur note évoluer.

Une adoption large

Malgré son caractère facultatif, le Nutri-Score s'est largement imposé dans les rayons français. Début 2025, plus de 1 400 entreprises en France participaient déjà au dispositif. Ce succès témoigne d'une demande forte des consommateurs pour une information nutritionnelle claire. Il illustre aussi la façon dont un outil de santé publique peut progressivement devenir une norme dans l'industrie.

Les autorités sanitaires suivent de près l'efficacité de cet outil. Santé publique France a ainsi publié une évaluation de la campagne Nutri-Score de 2025. L'agence a par ailleurs souligné qu'une meilleure qualité nutritionnelle n'implique pas forcément un coût plus élevé pour le consommateur. Autrement dit, mieux manger grâce au logo ne rime pas nécessairement avec dépenser davantage.

Pourquoi c'est important

L'enjeu derrière cette réforme est considérable pour la santé de la population. En France, environ 47 % des personnes sont en surpoids et 17 % sont en situation d'obésité. Une alimentation déséquilibrée figure parmi les principaux facteurs de risque des maladies chroniques. Mieux guider les choix alimentaires du quotidien peut donc avoir un effet majeur sur la santé collective.

Les données scientifiques renforcent l'intérêt de ce dispositif. Une étude publiée dans la revue The Lancet en 2024, menée notamment par l'Inserm et l'Inrae, a établi un lien entre la consommation d'aliments mal notés et un risque accru de maladies cardiovasculaires. Par ailleurs, des modélisations de l'OCDE estiment qu'une adoption à l'échelle européenne pourrait éviter près de 2 millions de cas de maladies non transmissibles d'ici 2050. Ces chiffres illustrent le potentiel préventif d'un simple logo.

Au final, le nouveau Nutri-Score se veut un outil plus précis au service des consommateurs. En rendant l'information plus fiable, il encourage aussi les industriels à améliorer la composition de leurs produits. Le logo reste toutefois facultatif et fait encore l'objet de débats, notamment à l'échelle européenne. Mais pour les autorités de santé, cette version renforcée constitue un pas de plus vers une alimentation plus saine pour tous.

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